arreter de juger

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le jugement n’est pas forcement que négatif. Il peut aussi être positif.

Juger intervient chaque fois que l’on a un point de vue sur une situation, personne ou autre.

On est alors dans la polarité de la chose, que ce soit en ‘bien’ ou en ‘pas bien’.

À partir du moment où on est dans une des deux polarités (c'est à dire qu’on prend parti), nous sommes dans le jugement d’une chose, personne ou situation.

Dire ‘cette femme est parfaite’ est autant un jugement que de dire ‘cette femme est hideuse’.

Juste parce que c’est ‘positif’ ne signifie pas que ce n’est pas un jugement.

Mais alors qu’est-ce que ne pas être dans le jugement ?

Ne pas être dans le jugement, c’est être équanime (neutre). C’est ne pas avoir de point de vue.

Une chose, personne ou situation n’est alors ni ‘bien’ ni ‘mauvaise’, ni ‘parfaite’ ni ‘horrible’.

C’est simplement ce que c’est.

Lorsqu’on arrête d'être dans la polarité, on commence à percevoir les choses pour ce qu’elles sont plutôt qu’aux travers des filtres de nos jugements.

Mais les gens en général, pensent que c’est utile de ‘juger’. Après tout, comment s’améliorer en tant qu’individu et société si on ne se juge pas?!

Le raisonnement est que, juger nous incite à devenir meilleur. Et surtout, que c'est une façon efficace pour que les gens changent.

Sauf que ces deux idées sont complètement fausses!

Le moment où le jugement est remplacé par l'acceptation de ce qui est, est aussi le moment où l'esprit est libre ~ Eckhart TolleClick to Tweet

Juger fait que nous nous séparons de notre être intérieur pour être plus comme nous pensons que nous devrions être devant l’autre.

Tandis que juger et condamner les autres, met un mur et nous sépare d'avantage de ces personnes.

Rien de durable ne peut être fondé sur la séparation sans conséquence.

Car la séparation est basée sur la peur. La peur qui est l’opposée de l’amour. 

Mais pour en revenir au jugement.

Comment dans ce cas, être équanime face aux injustices du monde? Face à tout ce qui se passe?

C’est justement là la difficulté. Comprendre que c’est justement le fait de juger qui engendre ce genre de situation.

L’équanimité ne peut jamais engendrer autre chose que paix et harmonie. Car si l’on ne juge rien il n’y a alors plus rien à juger.

Lorsqu’il n’y a rien à juger, il n’y a alors rien à prouver.

Lorsqu’il n’y a rien à prouver, il n’y a alors rien à défendre.

Lorsqu’il n’y a rien à défendre, il n’y a alors rien contre lequel se battre.

La vision la plus élevée des choses est que si quelque chose se passe, c’est qu’elle doit se passer. Même si nous n’en comprenons pas la raison.

Il n’existe pas de hasard dans l’univers.

Ni de ‘malchance’ ou de ‘chance’.

Chaque événement qui se produit du petit grain de sable à un événement majeur, est supposé être ainsi.

Lorsqu’une chose est, c’est qu’elle devait l’être sinon elle ne le serait simplement pas.

Notre jugement de ce qui est bien et mal, fait que nous manquons souvent de comprendre les choses pour ce qu’elles sont.

Nous ne pouvons voir la globalité des choses et nous ne pouvons généralement pas comprendre pourquoi jusqu’à bien après.

Nous allons juger qu’une situation est mal pour nous rendre compte que grâce à cette situation, tel et tel changement se sont produits.

Nous allons juger que telle et telle situation est bien, pour nous rendre compte que les conséquences auront été dévastatrices.

Mais ça, c’est aller dans un sujet bien trop vaste. Le mieux est au final de toujours chercher à revenir à soi.

Dans les deux cas, le jugement qu’il soit positif ou négatif va toujours engendrer une chaîne d’événements relative à ce jugement.

Je juge que cet homme est tellement ‘parfait’ et de ce fait, je suis ‘aveuglée’ et ne suis pas consciente des petites choses qui me montrent que ce n’est peut-être pas le cas. Je peux aller jusqu’à être dans le déni des choses. Je ne suis pas consciente de ce qui est. Parce que mon jugement veut que cet homme soit ‘parfait’. 

Je juge que cet enfant est ‘difficile’ et de ce fait, je suis incapable de prendre en compte les qualités multiples de cet enfant. Car j’ai jugé qu’il était ainsi et je le garde confiné dans cette identité au travers de mes réactions, paroles et points de vue qui vont perpétuer les comportements difficiles chez l’enfant.

Sans le savoir, nos jugements maintiennent nos points de vue en place, nous empêchant ainsi de transformer et de faire évoluer les situations et les choses.

Chercher à sortir du jugement est la première étape dans une prise de conscience plus étendue.

Comment sortir du jugement ?

1) Se rendre compte

La première étape est de s’en rendre compte. C’est relativement facile de se rendre compte lorsqu’on juge puisque le jugement est toujours accompagné par une réaction.

Soit on est dans une euphorie (jugement positif) soit au contraire on est dans une réaction ‘négative’ comme être sur la défensive par exemple.

Le plus difficile est de toujours s'en rendre compte lorsqu’on est dans l’action, en train de le faire. Mais c'est aussi l'étape la plus importante. Car tu ne peux transformer une situation si tu ne peux pas la voir. 

C'est aussi cela la prise de conscience. Se rendre compte de ce que l'on fait au moment où on le fait.

2) S’accepter

La deuxième étape est d’accepter que l’on soit dans le jugement. Si par exemple tu te surprends en train de juger, ce que nous avons tendance à faire est justement de se culpabiliser!

« Je suis encore en train de juger! » « Je ne devrais pas la juger! » « Je suis vraiment ….. de la juger comme ça »

Et là, te voilà à juger ton jugement. De ce fait, tu restes ‘coincé’ dans le jugement, mais au lieu qu’il soit projeté hors de toi, il est maintenant projeté sur toi.

Le mieux est simplement d’accepter. « ah oui…Je suis dans le jugement ».

3) Faire un choix

Une fois que 1) Tu t’es rendu compte que tu étais dans le jugement, 2) Tu acceptes le fait que oui, tu es dans le jugement vient l’étape suivante.

Celle de choisir.

Tu peux soit choisir d'arrêter de juger. Après tout, c'est un choix (que la plupart d'entre nous aimons faire, car l'ego se sent bien lorsqu'il juge l'autre)

Ou…

Tu peux jouer au détective et te questionner.

« Qu'est-ce qui me dérange dans cette situation? »
« Quel est le point de vue que j’ai qui fait que je porte un tel jugement? »
« Mon point de vue est-il vrai? »
« Qu’est-ce que cette situation fait remonter en moi que je ne veux pas admettre/voir/accepter? »

Il y a tout un tas de questions à se poser pour avoir un peu de clarté…sur soi-même.

Le jugement que nous portons sur les autres n’est en fait toujours qu’un miroir sur ce qui se passe à l’intérieur de nous-même.

Ils dévoilent nos points de vues fixes (les points de vues fixes ne sont jamais bénéfiques, ce sont justement les points de vue fixes qui créent des guerres).

Et les points de vues fixes engendrent généralement toujours de fortes réactions face à cette chose contre lequel nous avons un point de vue.

Mais au lieu de chercher pourquoi ‘l’autre à tort et moi, j’ai raison’, c’est plus intéressant de chercher pourquoi nous pensons que l’autre a tort et selon qui.

Lorsque nous sommes neutres, nous ne sommes jamais dans la réaction de la chose, mais plutôt dans l’observation et dans la curiosité de la chose.

La meilleure technique que je connaisse pour apprendre à se sortir du jugement est la méditation. Simplement parce que la méditation nous apprend à observer nos pensées sans réagir.

Je précise que le but de la méditation n’est pas de ne pas avoir de pensées!

Le but de la méditation est au contraire de maîtriser la pratique d’observer ses pensées sans devenir la pensée elle-même.

Il y a également la technique de Byron Katie qu’elle a appelée ‘le travail’.

Il s’agit de questionner ses pensées avec 4 questions précises.

Personnellement, j’adore ‘le travail’ de Byron Katie. Il est absolument transformateur. Si tu ne la connais pas déjà, je te conseille vivement de te plonger dans ces deux livres…

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Comment arrêter de juger et les fausses idées sur le jugementComment arrêter de juger et les fausses idées sur le jugement

Vivre sans jugement est possible. Car le jugement est un conditionnement. Un enfant ne sait pas juger jusqu’à ce qu’on lui apprenne à le faire contre lui d’abord et ensuite contre les autres.

Mais pour éradiquer le jugement de notre esprit, il nous faut une pratique journalière solide justement pour se déconditionner de tous les points de vue que nous avons appris.

Et comme je te disais, au-delà des trois étapes que je cite dans cet article, la méditation et ‘le travail’ de Byron Katie sont des outils transformateurs pour apprendre à se libérer d'avantage de l’emprise de nos propres jugements. 

Comment arrêter de juger et les fausses idées sur le jugement

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Tiffany
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5 Commentaires

  1. C’est vrai que le jugement est partout, dans les conversations, dans les regards, dans les gestes… Ou peut être est ce parfois nous qui croyons que nous sommes jugés alors qu’il n’en est rien.

    Il n’empêche que ce sentiment est bien présent et nous touche tous. Alors merci pour ce petit rappel et ces bons conseils !

    Des bisous,
    Pêche

    • Oui. le jugement est tellement ancré en nous qu’il est bon de pratiquer l’acceptation au quotidien.
      Faire un travail intentionnel sur le jugement que nous portons est déjà un grand pas en avant.
      Des bisous. ♥

  2. Hey ! Ca fait du bien de lire que le jugement n’est pas forcément négatif ! OUf ! Parce que c’est vrai, il peut être positif comme négatif. En revanche difficile de s’arrêter de juger, s’en rendre compte et l’accepter est effectivement une bonne idée mais c’est notre cerveau qui effectue ces jugements. Il fabrique des catégories pour s’économiser de l’énergie. Sacrée bestiole !

    • 🙂 oui, c’est vrai que face aux compulsions de notre esprit à juger, c’est un travail à temps plein que de le ramener à l’ordre.
      Et pour nous de comprendre que nous ne sommes pas obligé de croire nos jugements, que ce ne sont juste que des jugements, est un apprentissage à part entière. Vive la méditation 🙂

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